Bastamag : médecin des pauvres, un métier éreintant

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Une généraliste d’un quartier populaire raconte son combat pour que les pauvres aient accès aux soins. Un combat qui n’a pas résisté au démantèlement du système de santé public, aux pressions de l’administration et au flicage des patients.

 

Calé au rez-de-chaussée d’une des tours de la cité populaire de Verneau, à Angers, le cabinet médical du quartier se fond dans le paysage. Les boîtes aux lettres sont défoncées, la porte d’entrée de la cage d’escalier ne vaut guère mieux. Au sol, gisent des tas de pubs jamais, ou rarement, ramassés. Sylvie Cognard Er Rhaimini, médecin généraliste, a tout juste 26 ans quand elle s’y installe, en 1980, invitée par un collègue qui, depuis, s’est suicidé… . « Nous voulions nous rapprocher des plus démunis, de ceux qui souffrent le plus. Des collègues nous ont dit que nous étions fous, et le conseil de l’ordre des médecins avait du mal à accepter notre contrat d’association. Les travailleurs sociaux, en revanche, nous ont accueillis à bras ouverts. »

 

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